Onduleur ou micro-onduleur : le choix se joue sur l’ombre et les pans

Un lézard tient un petit micro-onduleur dans une main et un gros onduleur dans l’autre
Sommaire8 sections
  1. 01Le rôle de l’onduleur
  2. 02Deux architectures
  3. 03Comparer sur quatre critères
  4. 04Le prix : un surcoût à calculer sur tout le toit
  5. 05Orientation, ombres et choix de l’onduleur
  6. 06Maintenance, garanties et cybersécurité
  7. 07Onduleur hybride et batterie
  8. 08Faire le bon choix

Le micro-onduleur se justifie surtout sur un toit avec de l’ombre ou plusieurs pans d’orientations différentes. L’onduleur central, ou onduleur string, convient à un grand pan dégagé : un seul appareil, un seul point de maintenance. Le prix indicatif d’un micro-onduleur va de 100 à 350 € par appareil, il en faut un par panneau ou un pour deux.

Le rôle de l’onduleur

Les panneaux produisent du courant continu. La maison fonctionne en courant alternatif. L’onduleur convertit l’un en l’autre, surveille la production et coupe l’installation en cas de défaut sur le réseau. Il se remplace généralement avant les panneaux. L’article sur l’onduleur solaire détaille ses fonctions et ses voyants.

Deux architectures

L’onduleur central (string)

Les panneaux sont reliés en série, en une ou plusieurs files appelées strings. Un seul onduleur, fixé près du tableau électrique, convertit toute la production. L’appareil est accessible, souvent dans un garage ou un cellier, ce qui facilite la maintenance et le suivi.

Son point faible : quand les panneaux d’une même file sont en série, une panne ou une ombre sur l’un d’eux peut ralentir toute la file. Selon un guide d’achat en ligne, une panne sur un seul panneau peut même arrêter l’installation entière avec un onduleur string.

Le micro-onduleur

Un petit boîtier se fixe derrière chaque panneau, ou derrière deux panneaux pour certains modèles. Chaque panneau convertit son propre courant. Quand l’un d’eux est à l’ombre ou en panne, les autres continuent à produire à plein régime. Le suivi se fait panneau par panneau, ce qui aide à repérer un défaut précis.

Comparer sur quatre critères

CritèreOnduleur centralMicro-onduleurs
Ombre ou pans multiplesProduction liée à la file la plus faibleChaque panneau produit pour lui-même
Nombre d’appareilsUn seulUn par panneau ou par paire
Accès pour la maintenanceDans la maison, facileSous les panneaux, sur le toit
Durée de vie annoncée10 à 15 ansjusqu’à 25 ans

Les durées de vie du tableau proviennent d’un guide d’achat en ligne, à titre indicatif : environ 25 ans pour un micro-onduleur, contre 10 à 15 ans pour un onduleur string. Les garanties des fabricants vont de 10 à 25 ans selon les modèles. Lisez la garantie sur le devis, et demandez ce qui est couvert : appareil, main-d’œuvre, frais de dépose.

Le prix : un surcoût à calculer sur tout le toit

Le prix indicatif relevé en 2024 pour un micro-onduleur va de 100 à 350 € par appareil. Pour 12 panneaux avec un micro-onduleur chacun, cela représente 1 200 à 4 200 € de matériel. Le même guide d’achat estime que l’équipement en micro-onduleurs augmente la facture d’environ 20 %. Comparez cette somme au prix d’un onduleur central et à son remplacement probable pendant la vie des panneaux.

Le surcoût ne se juge qu’avec la perte de production évitée. Sur un toit sans ombre, la différence de production est faible, et l’onduleur central coûte moins cher. Sur un toit ombragé ou à deux pans, le gain de production peut dépasser le surcoût. Demandez à l’installateur une simulation avec les deux solutions, ombres comprises.

Orientation, ombres et choix de l’onduleur

L’ADEME indique qu’une orientation Sud-Est ou Sud-Ouest réduit le productible d’environ 10 % par rapport à un plein Sud, et qu’une orientation Est-Ouest étale mieux la production dans la journée. Quand deux pans regardent l’Est et l’Ouest, le micro-onduleur ou un onduleur à plusieurs entrées permet de traiter chaque pan séparément. Pour comprendre l’effet de la direction, lisez l’article sur l’orientation d’un panneau solaire.

Les ombres pèsent aussi : l’ADEME note que les ombrages réduisent fortement le rendement. Une cheminée, un arbre ou le toit voisin projettent des ombres qui bougent avec les saisons. Faites relever ces ombres lors de la visite technique.

Maintenance, garanties et cybersécurité

Qualit’EnR conseille de demander à l’installateur un contrat de maintenance qui couvre l’onduleur, les câbles et les coffrets électriques ainsi que le suivi de production. Précisez dans le devis qui intervient en cas de panne d’un micro-onduleur posé sous un panneau : dépose du panneau, déplacement, délai.

Les deux familles d’onduleurs sont connectées à internet pour le suivi à distance. Pensez au mot de passe de l’application, aux mises à jour et au réseau Wi-Fi : l’article sur le piratage des onduleurs détaille ces réflexes.

Onduleur hybride et batterie

Si vous prévoyez une batterie, le choix de l’onduleur s’en trouve changé : certains appareils intègrent la gestion du stockage. Consultez l’article sur l’onduleur hybride et celui sur la batterie solaire pour la maison avant de signer.

Faire le bon choix

  1. Repérez les ombres et le nombre de pans sur votre toit.
  2. Demandez à l’installateur deux simulations de production, avec onduleur central et avec micro-onduleurs.
  3. Comparez l’écart de prix, la garantie et le contrat de maintenance.
  4. Trouvez un professionnel qualifié dans l’annuaire des installateurs RGE et comparez plusieurs devis.

Pour les conseils de l’association de qualité sur le choix de l’installateur et la lecture du devis, consultez les conseils de Qualit’EnR. L’avis de l’ADEME sur l’autoconsommation donne le cadre général.

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