Prix d’un panneau solaire : 100 à 400 € l’unité, 10 000 € posé en 6 kWc

Un lézard compare deux étiquettes de prix accrochées à deux panneaux solaires dans un entrepôt lumineux
Sommaire7 sections
  1. 01Le prix d’un panneau seul
  2. 02Le prix au watt-crête et au kWc posé
  3. 03Ce qui fait varier le prix
  4. 04Les postes qui s’ajoutent au panneau
  5. 05TVA et aides en octobre 2026
  6. 06Comment juger un devis
  7. 07Ce que le prix ne dit pas

Un panneau solaire seul coûte en général de 100 à 400 €, pour une puissance de 400 à 530 Wc. Posé, avec onduleur, câbles et main-d’œuvre, une installation de 6 kWc tourne autour de 10 000 € TTC en octobre 2026, soit environ 2 €/Wc sous 6 kWc.

Ces chiffres viennent de relevés de devis réels publiés par un site commercial, donc à titre indicatif (source : un comparateur en ligne, page mise à jour le 16 juin 2026, à partir de 11 devis relevés de septembre 2025 à février 2026). Ils servent de repère pour juger un devis. Aucun tarif officiel n’existe.

Le prix d’un panneau seul

Le prix d’un module nu dépend de sa puissance et de la technologie de ses cellules. Les modèles grand public affichent 400 à 530 Wc, pour un prix unitaire de 100 à 400 €. Ramené au watt-crête, un panneau seul se situe donc dans une fourchette large, qui dépend du lot acheté, de la qualité et de la garantie.

Le panneau représente environ 60 % du coût d’une installation professionnelle. Le reste couvre l’onduleur, les structures de fixation, le câblage, les protections, la main-d’œuvre et les démarches. Acheter seulement des modules ne donne donc pas une idée du budget final : la pose, le raccordement et l’attestation de conformité s’ajoutent.

Le prix au watt-crête et au kWc posé

Le watt-crête (Wc) mesure la puissance maximale d’un panneau. Le kilowatt-crête (kWc) en vaut mille. Pour comparer deux devis, le prix posé au Wc est le repère le plus simple : divisez le total TTC par la puissance installée en watts.

Les relevés indiquent environ 2 €/Wc pour les installations de moins de 6 kWc et environ 1,65 €/Wc au-delà. Le prix au watt baisse avec la puissance, parce que la visite, le raccordement, l’onduleur et le déplacement de l’équipe pèsent moins lourd quand ils se répartissent sur plus de panneaux.

PuissanceBudget posé indicatif (TTC, 2026)
3 kWc6 000 € au maximum
6 kWcenviron 10 000 €
9 kWcenviron 15 000 € (estimation)

Ces deux repères (prix au watt et budget par puissance) ne se recoupent pas au centime près, car ils viennent de devis différents. Cet écart montre surtout que deux installations de même taille peuvent coûter plusieurs milliers d’euros d’écart selon le toit et le matériel.

Ce qui fait varier le prix

  • La puissance installée : plus elle monte, plus le prix au watt baisse.
  • Le type de pose : en surimposition (panneaux posés au-dessus de la couverture) ou intégrée au bâti, cette seconde option étant plus chère.
  • Le type de toit : tuiles, ardoise, zinc ou toit plat n’exigent pas les mêmes fixations ni le même temps de travail.
  • La distance entre le toit et le tableau électrique, qui allonge les câbles et le temps de pose.
  • La technologie des cellules : les modèles les plus performants coûtent plus cher au watt.
  • Le projet : autoconsommation avec vente du surplus, autoconsommation totale ou installation isolée du réseau.

Les postes qui s’ajoutent au panneau

L’onduleur transforme le courant continu des panneaux en courant alternatif utilisable dans la maison. Il coûte de 1 000 à 2 000 € et se remplace environ tous les 10 ans : prévoyez ce remplacement dans votre calcul de rentabilité. Le raccordement à Enedis, l’attestation Consuel et la déclaration préalable de travaux sont en général inclus dans le devis, mais vérifiez qu’ils y figurent bien.

La batterie est un poste à part. Posée, elle coûte de 700 à 1 000 € par kWh de capacité. Les relevés citent aussi un surcoût d’installation de 2 000 à 4 000 € quand une batterie s’ajoute au système. Son intérêt financier se juge au cas par cas, selon vos heures de consommation.

TVA et aides en octobre 2026

La TVA est de 5,5 % pour les installations jusqu’à 9 kWc depuis le 1er octobre 2025, à condition de respecter plusieurs critères : bilan carbone des modules (moins de 530 kgCO2eq par kWc), système de gestion de l’énergie, et fourniture et pose par le même professionnel. Les détails figurent sur la page service-public.gouv.fr sur la TVA des panneaux solaires. Hors de ces conditions, la TVA est de 20 %. L’ancien taux de 10 % pour les installations jusqu’à 3 kWc est supprimé depuis le 1er janvier 2026, sauf pour un devis daté et accepté, avec acompte ou offre de financement, avant cette date (BOFiP, actualité du 22 octobre 2025).

La prime à l’autoconsommation est supprimée pour les demandes complètes de raccordement déposées à partir du 5 juin 2026. Les dossiers déposés avant gardent la prime. Le surplus que vous injectez sur le réseau est racheté 1,1 c€/kWh HT, pour un contrat de 20 ans. Le photovoltaïque n’est pas aidé par MaPrimeRénov’.

Comment juger un devis

  1. Calculez le prix TTC au watt-crête : total divisé par la puissance en Wc.
  2. Comparez avec les repères ci-dessus, en tenant compte de votre toit et de la distance au tableau.
  3. Vérifiez que l’onduleur, les fixations, le raccordement Enedis, le Consuel et la déclaration préalable figurent au devis.
  4. Demandez la production annuelle estimée. Elle se situe de 900 à 1 300 kWh par kWc et par an selon la région, d’après l’ADEME ; vous pouvez la vérifier avec l’outil de calcul de production.
  5. Confirmez que l’installateur est qualifié RGE (QualiPV), condition de l’obligation d’achat.

Pour estimer la taille de votre installation avant de demander des prix, l’outil du nombre de panneaux donne un premier ordre de grandeur. L’outil de rentabilité permet ensuite de mettre le budget en face des économies attendues.

Ce que le prix ne dit pas

Le prix d’achat seul ne permet pas de juger un projet. La production dépend de la région, de l’orientation et de l’inclinaison, que l’outil d’inclinaison et d’orientation permet de tester. La part de l’électricité consommée sur place compte autant, puisque chaque kWh autoconsommé évite d’acheter de l’électricité au tarif du fournisseur (Tarif Bleu EDF Base au 1er août 2026 : 0,2001 €/kWh), alors que chaque kWh vendu ne rapporte que 1,1 c€.

Un budget de 10 000 € pour 6 kWc se rentabilise donc d’abord par ce que vous consommez vous-même. Un foyer absent en journée et sans pilotage de ses appareils vend davantage de surplus, et gagne moins. Un devis solide s’accompagne d’une étude de production personnalisée à votre adresse.

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